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Impressions : Kane & Lynch
Plateformes : PC / PS3 / X360
Par : Mathieu Chartier
25 Août 2006 -
Fraîchement annoncé par les danois de IO Interactive à peine remis du succès fulgurant - et mérité - de Hitman Blood Money, Kane & Lynch : Dead Men profite de la Games Convention pour s'offrir sa première présentation massive à la presse. C'est donc une fois de plus "behind closed doors" que s'est déroulée notre rencontre avec Jens-Peter Kurup, game-director passionné et contagieux de chez IO.
Sur le papier et malgré tout le mystère qui planait sur lui, Kane & Lynch avait l'aura d'un jeu différent réalisé par des gens compétents. Une impression vérifiée aujourd'hui même lors de la présentation du jeu que l'on ne verra tourner qu'après un pitch d'un quart d'heure parfaitement maîtrisé par l'équipe de développement du jeu, cahiers de storyboard et planches d'artworks à l'appui. Une présentation de la trame et des personnages nécessaire à mettre dans l'ambiance d'un jeu qui, avec beaucoup de bon sens, va s'aventurer sur des chemins trop souvent ignorés de l'industrie du jeu. Et puisqu'il n'est pas toujours nécessaire d'en faire des tonnes pour impressionner, Kane & Lynch a choisi l'impact d'un Traffic... le genre caméra à l'épaule très réaliste et à la pensée mature. La maturité est d'ailleurs une notion qui revient sans cesse dans les discussions que nous avons pu mener à la Games Convention autour du jeu. Un caractère adulte qui se ressent aussi bien dans le background de l'aventure que son univers ultra-réaliste et la profondeur de ses personnages. Et si le parallèle avec un film comme Traffic a été évoqué plus haut ce n'est pas un hasard tant IO est allé puiser certaines de ses inspirations dans les films du genre. Les voies du cinéma et du jeu vidéo se croisent de plus en plus souvent, mais rarement l'influence de l'un sur l'autre ne nous avait encore paru aussi positive. Dans le cinéma, Kane & Lynch a trouvé sa photographie granuleuse très stylisée, a développé son univers riche, la complexité de ses personnages et a nourri son inspiration pour le travail des caméras qui semble beaucoup préoccuper les développeurs.
Mais bien entendu, Kane & Lynch n'a pas oublié d'être un jeu vidéo et proposera une aventure séparée en trois grands axes : le solo, la co-opération et le multi. Si ce dernier est encore complètement opaque (IO craignant de se faire copier selon leurs dires), le solo et la co-op se rejoindront dans l'aventure principale. Pas très étonnant quand on sait que IO est également à l'origine de Freedom Fighters. D'ailleurs, le mélange est facile car le moteur de Hitman se reconnaît au premier coup d'oeil et donne ce style propre au jeu tandis que le gameplay se situe à mi-chemin entre ces deux jeux. La première scène permettait de faire connaissance avec la vue à la troisième personne, cette caméra qui promet de toujours renforcer le déroulement de la scène dans la version finale et l'action pure, violente, létale dont K&L fait l'apologie. Se déroulant dans un nightclub, c'est avec le sang froid digne de l'agent 47 que nos deux instables compères se chargent d'enlever la directrice de l'établissement. L'incontrôlable Lynch (dont nous reviendrons sur la personnalité plus bas) n'hésite d'ailleurs pas à employer la manière forte... quoi de plus normal. S'en suit une évasion de la boîte de nuit dans un gun fight fougueux avec les agents de sécurité armés et équipés de lampes torches. Une scène qui malgré son ambiance réussie (la partie sonore semble déjà très au point) a eu le mérite de trahir les arrangements encore nécessaires sur la partie technique (gestion des particules et de la lumière notamment).
La seconde scène proposait elle une approche de la manière dont seront gérées les actions effectuées en groupes. A la manière d'un Freedom Fighters, on donne donc facilement et efficacement des ordres simples à ses acolytes. Pour le coup, il s'agissait de descende du toit d'un building jusqu'à une réunion pour y faire une entrée fracassante. La descente en rappel sur la surface de verre de la tour est une nouvelle fois très intelligemment mise en valeur par la caméra venue se placer de façon à renforcer indéniablement la sensation de vide. Le reste ressemble volontiers aux scènes d'action à la Hitman une fois repéré. Les ennemis déboulent et on tire dans le tas tout en veillant à ne pas être soit même touché. Sur ce point, notons que le système de santé emprunté à Halo obligeant le joueur à se cacher quelques secondes pour reprendre de la vie rendait la progression un peu trop facile visiblement. Encore un détail qui devrait être réglé dans les six mois de développement qu'il reste au titre.
A force de vanter les mérites du scénario et des personnages, il fallait bien que nous réservions quelques lignes pour vous en dire un peu plus. Tout d'abord il convient de savoir que les deux personnages ne sont pas si différents que ça l'un de l'autre. Tous deux ont connu une vie paisible avant de subir un grave traumatisme : Lynch - atteint de schizophrénie - est incapable de se rappeler s'il est l'auteur du meurtre atroce de sa propre femme, et Kane meurtri par le suicide de son fils, sombra rejeté dans une vie de larcins. Deux histoires tragiques qui sont à l'origine de celle racontée ici, la prison étant le point de départ de ces deux personnages torturés. Un transfert, un accident et une évasion plus tard, les deux hommes se retrouvent dans le même pétrin. Kane qui avait doublé ses partenaires sur son dernier coup se voit forcé par ses ex-employeurs de retrouver le butin sous peine d'exécution du reste de sa famille tandis que Lynch, l'incontrôlable schizo est choisi pour rendre compte de ses faits et gestes. Sous la menace, les voilà forcés de coopérer, ce qui ne sera pas une mince affaire vu leur tempérament. D'ailleurs, la trame scénaristique mise en scène avec style et tact, oblige le joueur du mode solo à ne contrôler que Kane et devant gérer au mieux les instabilités fréquentes de Lynch. Une situation renforcée par leurs palabres continus marquant leur progression qui devrait flirter avec la quinzaine d'heures de durée de vie. Vous aurez donc saisi la mesure, Kane & Lynch promet et l'on espère sincèrement qu'il ne décevra pas. Sortie prévue au printemps prochain sur PC, PS3 et X360.
Sur le papier et malgré tout le mystère qui planait sur lui, Kane & Lynch avait l'aura d'un jeu différent réalisé par des gens compétents. Une impression vérifiée aujourd'hui même lors de la présentation du jeu que l'on ne verra tourner qu'après un pitch d'un quart d'heure parfaitement maîtrisé par l'équipe de développement du jeu, cahiers de storyboard et planches d'artworks à l'appui. Une présentation de la trame et des personnages nécessaire à mettre dans l'ambiance d'un jeu qui, avec beaucoup de bon sens, va s'aventurer sur des chemins trop souvent ignorés de l'industrie du jeu. Et puisqu'il n'est pas toujours nécessaire d'en faire des tonnes pour impressionner, Kane & Lynch a choisi l'impact d'un Traffic... le genre caméra à l'épaule très réaliste et à la pensée mature. La maturité est d'ailleurs une notion qui revient sans cesse dans les discussions que nous avons pu mener à la Games Convention autour du jeu. Un caractère adulte qui se ressent aussi bien dans le background de l'aventure que son univers ultra-réaliste et la profondeur de ses personnages. Et si le parallèle avec un film comme Traffic a été évoqué plus haut ce n'est pas un hasard tant IO est allé puiser certaines de ses inspirations dans les films du genre. Les voies du cinéma et du jeu vidéo se croisent de plus en plus souvent, mais rarement l'influence de l'un sur l'autre ne nous avait encore paru aussi positive. Dans le cinéma, Kane & Lynch a trouvé sa photographie granuleuse très stylisée, a développé son univers riche, la complexité de ses personnages et a nourri son inspiration pour le travail des caméras qui semble beaucoup préoccuper les développeurs.
Mais bien entendu, Kane & Lynch n'a pas oublié d'être un jeu vidéo et proposera une aventure séparée en trois grands axes : le solo, la co-opération et le multi. Si ce dernier est encore complètement opaque (IO craignant de se faire copier selon leurs dires), le solo et la co-op se rejoindront dans l'aventure principale. Pas très étonnant quand on sait que IO est également à l'origine de Freedom Fighters. D'ailleurs, le mélange est facile car le moteur de Hitman se reconnaît au premier coup d'oeil et donne ce style propre au jeu tandis que le gameplay se situe à mi-chemin entre ces deux jeux. La première scène permettait de faire connaissance avec la vue à la troisième personne, cette caméra qui promet de toujours renforcer le déroulement de la scène dans la version finale et l'action pure, violente, létale dont K&L fait l'apologie. Se déroulant dans un nightclub, c'est avec le sang froid digne de l'agent 47 que nos deux instables compères se chargent d'enlever la directrice de l'établissement. L'incontrôlable Lynch (dont nous reviendrons sur la personnalité plus bas) n'hésite d'ailleurs pas à employer la manière forte... quoi de plus normal. S'en suit une évasion de la boîte de nuit dans un gun fight fougueux avec les agents de sécurité armés et équipés de lampes torches. Une scène qui malgré son ambiance réussie (la partie sonore semble déjà très au point) a eu le mérite de trahir les arrangements encore nécessaires sur la partie technique (gestion des particules et de la lumière notamment).
La seconde scène proposait elle une approche de la manière dont seront gérées les actions effectuées en groupes. A la manière d'un Freedom Fighters, on donne donc facilement et efficacement des ordres simples à ses acolytes. Pour le coup, il s'agissait de descende du toit d'un building jusqu'à une réunion pour y faire une entrée fracassante. La descente en rappel sur la surface de verre de la tour est une nouvelle fois très intelligemment mise en valeur par la caméra venue se placer de façon à renforcer indéniablement la sensation de vide. Le reste ressemble volontiers aux scènes d'action à la Hitman une fois repéré. Les ennemis déboulent et on tire dans le tas tout en veillant à ne pas être soit même touché. Sur ce point, notons que le système de santé emprunté à Halo obligeant le joueur à se cacher quelques secondes pour reprendre de la vie rendait la progression un peu trop facile visiblement. Encore un détail qui devrait être réglé dans les six mois de développement qu'il reste au titre.
A force de vanter les mérites du scénario et des personnages, il fallait bien que nous réservions quelques lignes pour vous en dire un peu plus. Tout d'abord il convient de savoir que les deux personnages ne sont pas si différents que ça l'un de l'autre. Tous deux ont connu une vie paisible avant de subir un grave traumatisme : Lynch - atteint de schizophrénie - est incapable de se rappeler s'il est l'auteur du meurtre atroce de sa propre femme, et Kane meurtri par le suicide de son fils, sombra rejeté dans une vie de larcins. Deux histoires tragiques qui sont à l'origine de celle racontée ici, la prison étant le point de départ de ces deux personnages torturés. Un transfert, un accident et une évasion plus tard, les deux hommes se retrouvent dans le même pétrin. Kane qui avait doublé ses partenaires sur son dernier coup se voit forcé par ses ex-employeurs de retrouver le butin sous peine d'exécution du reste de sa famille tandis que Lynch, l'incontrôlable schizo est choisi pour rendre compte de ses faits et gestes. Sous la menace, les voilà forcés de coopérer, ce qui ne sera pas une mince affaire vu leur tempérament. D'ailleurs, la trame scénaristique mise en scène avec style et tact, oblige le joueur du mode solo à ne contrôler que Kane et devant gérer au mieux les instabilités fréquentes de Lynch. Une situation renforcée par leurs palabres continus marquant leur progression qui devrait flirter avec la quinzaine d'heures de durée de vie. Vous aurez donc saisi la mesure, Kane & Lynch promet et l'on espère sincèrement qu'il ne décevra pas. Sortie prévue au printemps prochain sur PC, PS3 et X360.
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