Test : LEGO Indiana Jones
Testé sur X360
Publié le 17/06/2008 Par Christophe Collet
Le retour d’Indiana Jones, c’est LE gros évènement cinématographique de ce printemps. 20 ans après ses dernières aventures et la quête paternelle du Graal, revoilà Indy avec son fouet et son lasso, pour une aventure teintée de SF et prenant place dans les années 50 là où les précédents volets situaient leur action dans les années 30. Et c’est justement de cette trilogie d’origine qu’il s’agit ici, puisqu’en réalité LEGO Indiana Jones n’a rien à voir avec le film sorti en mai dernier. En fait, le jeu de LucasArts et de Traveller's Tales (les développeurs de LEGO Star Wars) reprend les intrigues des trois premiers épisodes de la saga Indiana, ceux sortis durant les années 80. L’occasion évidemment pour l’éditeur de toucher un public extrêmement large : les vieux fans d’Indy, les amateurs de LEGO adapté au jeu vidéo, les plus jeunes (à qui s’adresse aussi et surtout cette adaptation)… bref, un peu tout le monde ! Encore faut-il que le jeu en vaille la chandelle, ce que nous allons voir pas plus tard que tout de suite.
Le gros atout de LEGO Indiana Jones, c’est évidemment sa manière de s’approprier avec humour l’histoire et les codes de l’univers Indiana Jones. Le pari a déjà été réussi de fort belle manière avec la saga Star Wars, et bien sachez que les développeurs de chez Traveller's Tales ne loupent une nouvelle fois pas le coche. On trouve de tout dans LEGO Indiana Jones : une galerie de personnages jouables extrêmement riche et déblocable au fur et à mesure (en fait, la plupart des protagonistes des 3 épisodes concernés), l’Université où enseigne Indy et qui sert de base aux différentes expéditions, de l’humour à revendre et des tonnes de clins d’œil, et surtout, surtout, 18 missions reprenant grosso modo la trame des films. Plus précisément, chacun des trois films est découpé en 6 chapitres qui font vivre les grands moments de la série à travers des environnements mythiques : des ruines du Pérou au Caire, en passant par l’incontournable Canyon du Croissant de Lune, résidence du Graal dans Indiana Jones et la Dernière Croisade. Bref, une aventure délicieusement préparée, sans grande surprise mais avec toujours ce qui fait le charme des adaptations LEGO (cf. les volets Star Wars) : ce mélange entre hommage au film et humour second degré. La recette est connue mais elle fonctionne à plein : les amateurs d’aventure trouveront un titre sympa, sans prétention mais bien ficelé, tandis que les fans de la saga souriront à chaque clin d’œil et prendront un plaisir fou à parcourir les décors mythiques d’Indiana Jones.
La recette est connue mais elle fonctionne à plein : les amateurs d’aventure trouveront un titre sympa, sans prétention mais bien ficelé, tandis que les fans de la saga souriront à chaque clin d’œil
En découle un titre qui se finit plutôt rapidement, mais qui propose en échange une certaine forme de rejouabilité. Etant donné que tous les personnages ne sont pas accessibles tout le temps, les développeurs se sont fait plaisir en agrémentant chaque niveau de bonus et de zones cachées qu’il n’est possible d’explorer qu’avec le personnage adéquat. Il faudra donc y retourner plus tard, sachant par ailleurs que l’intégralité de l’aventure peut être accomplie dans le sens que l’on souhaite. Une fois passée la séquence introductive, il suffit de sélectionner à l’Université l’aventure que l’on veut faire avancer (l’Arche Perdue, le Temple Maudit, la Dernière Croisade), et c’est parti ! Concernant la réalisation, LEGO Indiana Jones se place dans la veine de ses prédécesseurs, en mieux fini peut-être : le moteur 3D a été retravaillé et cela se voit, même si évidemment on parle ici d’un jeu LEGO. Mais les décors sont plus riches, plus fins et plus colorés (le contexte s’y prête). Dommage en revanche que la caméra soit parfois bizarrement placée, la vue légèrement éloignée ne facilitant pas les séquences de plateforme et la bonne vision des perspectives. Rien de bien méchant cependant. Plus gênant finalement, le parti pris des voix – ou plutôt de l’absence de voix – rend l’aventure toujours aussi frustrante (LEGO oblige), d’autant que les amateurs de la série connaissent souvent les répliques sur le bout des doigts. Heureusement que les musiques de John Williams sont de la partie, même s’il y a fort à parier qu’après de trop longues heures de jeu, même le thème principal de Indiana Jones vous sortira par le nez. Un comble !
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