Vous êtes ici : Accueil > Articles > Reportage : Sierra Spring Break 08 > La (bonne) surprise, 50 Cent : Blood on the Sand

Des jeux présentés lors de ce Sierra Spring Break 08, 50 Cent : Blood on the Sand est certainement la plus grosse surprise. Non pas que ce que nous avons pu voir du jeu est fondamentalement incroyable, mais au regard de la médiocrité du premier opus, le bon en avant fait par la licence est étonnant. On retrouve donc en lieu et place du mauvais jeu d’action/aventure sorti en 2006 sur PS2 un produit clairement pompé sur ce qui fait fureur en matière d’action nouvelle génération. Si bien que l’on imagine le concept mixé entre The Club et Gears of War sur fond de Gangsta-Rap proposé par ce nouveau 50 Cent bien mieux coller aux attentes des fans du crew de « Fifty », le G-Unit. Nous avions donc été bien mauvaise langue de nous en prendre aux apparences de ce nouveau jeu 50 Cent lors de son annonce ("Après 50 Cent : Bulletproof, le célèbre rappeur gangsta revoit ses prétentions à la baisse en intitulant son nouveau jeu vidéo 50 Cent : Blood on the Sand. Traduit-il le syndrome d'une fierté en berne suite aux ventes de son dernier album "Curtis" qui furent moins bonnes que celles du disque de son concurrent Kanye West ? Qui sait […] Voilà qui devrait ravir tous les fans du rappeur qui a déjà échappé neuf fois à la mort et qui profitera de ces gunfights virtuels pour prendre encore et toujours sa revanche, mais jamais sans une grosse chaîne en or autour du cou. Chienne de vie !").
Après seulement 14 mois de développement, on peut légitimement s’étonner de voir les développeurs de Silverfish arborer un soft aussi bien fini, techniquement parlant. Côté concept, il ne faut toutefois pas s’attendre à voir 50 Cent : Blood on the Sand innover ne serait-ce qu’à moitié. Il ne s’agit en fait que d’un pot-pourri de ce qui se fait de mieux en matière de TPS, intégrant les rudiments d’un shoot comme Gears of War, y ajoutant les impératifs de style de The Club, saupoudrant le tout d’un bullet-time façon Max Payne et de finishing-moves dévastateurs au corps à corps dignes du dernier Turok, mais en plus faciles. Evidemment, 50 Cent : Blood on the Sand transpire l’ambiance Gangsta, les caisses ont des jantes disproportionnées qui brillent de mille feux, les potes de 50 Cent arborent de lourdes chaînes en or massif quand le maître de cérémonie, « Fifty » en personne, dégaine ses répliques du type "Take that… Motherfucker !" à un rythme au moins aussi élevé que le cliquetis de douilles qui heurtent le sol. Une véritable Kalachnikov verbale (private-joke inside) !
Subtilité directement issue de The Club, mieux on joue (mieux on vise et plus on détruit gratuitement) et plus on accumule de ces fameux points, ainsi que des liasses de billets verts, qui permettent d’enrichir son arsenal disproportionné...
Silverfish a annoncé la couleur d’emblée : l’objectif n’était pas seulement d’utiliser la licence 50 Cent pour faire un jeu comme cela avait été le cas avec le premier opus, mais bel et bien cette fois-ci de faire un bon jeu avant tout. On retrouve donc un 50 Cent surarmé et quasi invincible (notre homme serait-il toujours Bulletproof ?), qui vide des niveaux entiers d’ennemis. Subtilité directement issue de The Club, mieux on joue (mieux on vise et plus on détruit gratuitement) et plus on accumule de ces fameux points, ainsi que des liasses de billets verts, qui permettent d’enrichir son arsenal disproportionné (de l’uzi au lance-roquettes) et apprendre de nouvelles fatalités. C’est donc dans un tourbillon d’action que la mayonnaise prend, et si l’on peut tout reprocher à 50 Cent : Blood on the Sand, de son approche déjà-vue du TPS à son scénario prétexte ultra-bidon, on ne peut pas lui enlever son rythme d’enfer et son sens du spectacle. Un pur produit marketing certes, mais qui a tout l’air d’être bien ficelé et devrait s’imposer comme un excellent défouloir auprès des fans du célèbre Fifty.
Espace Membre
Publicité
A lire
- [29/08/2008] Cities XL : Le city-builder social arrive ! - Après un City Life intéressant, les studios français MonteCristo viennent de nous présenter Cities ...
- [28/08/2008] La Xbox 360 & ses pads : Immersion, nouveau pavé directionnel et Wiimote-Like... - L'actualité se concentre autours des manettes de jeux de la Xbox 360 : entre une affaire gagnée ...
- [27/08/2008] Games Convention : le bilan et l'avenir du salon de Leipzig discutés - Faudra-t-il encore se rendre à Leipzig en août 2009 ? Il semblerait, puisque après le succès ...
- [26/08/2008] Le Parrain 2 : enfin dans la peau du Don ? - EA n'a pas chèrement acquis les droits d'exploitation de la trilogie du Parrain pour s'arrêter au ...
- [25/08/2008] Heavy Rain : redéfinir le concept d'interactivité vidéoludique... - Succès critique de la Games Convention 2008, Heavy Rain s'est enfin décidé à montrer son vrai ...
- [23/08/2008] Games Convention 2008, day three : le repos du guerrier - Dernière journée de couverture Live avec nos impressions sur Call of Duty : World at War, Far Cry ...
- [22/08/2008] Games Convention 2008, day two : journée très chargée… - Killzone 2, Shaun White, GTA IV PC, 007 : Quantum of Solace, Les Sims 3, House of the Dead ...





