HEI$T (Courant 2007 - PC/X360/PS3)
San Francisco, les années seventies, le rock’n roll, la libération sexuelle, les hippies et la marijuana, voilà un cocktail qui fait toujours son effet. Une effervescence qui porte le courant que l’on appelle communément le « flower power » qui est assez unique et surtout susceptible d’instaurer sans mal une ambiance incroyablement plaisante. On pense notamment à quelques films cultes dont le plus récent est Blow du regretté Ted Demme avec Jonnhy Depp et Penelope Cruz. C’est dans cet univers que Heist se propose de faire de nous le roi du braquage. De la conception du casse, à la course poursuite avec les force de l’ordre, en passant évidemment par la gestion en temps réel de celui-ci… bref, faire du braquage une activité fun et stylisée, pourquoi pas. Mais encore faut-il s’en donner les moyens. En effet, difficile de juger le potentiel de Heist au-delà de son idée de départ. On nous parle de scènes de braquage tendues à gérer de l’intérieur, mais l’on nous montre une bête fusillade de GTA-Like de bas étage. On nous vante les mérites d’une licence Unreal Engine, mais sans nous préciser de quelle version il s’agit. Et vu le rendu actuellement proposé par le moteur du jeu, on peut parier sur une version très ancienne du moteur de Epic Games. Bref, une grosse déception au final puisque derrière la bonne idée de mélanger gestion de casse, planification tactique, action et courses poursuites en voitures, il semblerait que les développeurs de inXile pourtant très optimistes soient sur le point de s’embourber. Et ce n’est pas l’ambiance du jeu, aussi travaillée soit-elle au final, qui pourra jouer les secouristes. Comme pour nous rassurer, le lead-producer du jeu a insisté sur le fait que la version présentée n’était finalisée qu’à 35%. Il y a donc encore du temps et beaucoup de boulot avant de s’engager définitivement. Développer le fond de jeu ne serait pas une mauvaise idée, d’autant plus qu’un bain de soleil sur la côte Ouest des Etats-Unis en compagnie de quelques brigands aux chemises à fleur n’est jamais déplaisant. Une grosse réserve donc, même si tout espoir est permis.
Overlord (Juin 2007 - PC/X360)
Sans doute LE titre du catalogue présenté par Codemasters qui aura le plus amusé l’œil des journalistes présents. Original et pas évident à appréhender de prime abord, ce coup d’essai dans l’univers décalé et bêtement méchant de Overlord aura suffit à nous convaincre du potentiel d’un tel titre. Dans le fond, le joueur dirige le seigneur du mal et surtout son armada de gobelins en temps réel. Si le seigneur peut évidemment participer au combat et ensanglanter sa belle lame des ténèbres, il ne peut en revanche pas se soigner et très vite il faut donc se concentrer sur l’orientation stratégique des attaques de ses sous-fifres avec comme seul objectif, répandre le mal dans un élan satanique. Gobelins qui, à mesure qu’ils abattent sauvagement les pauvres habitants de villages et autres monstres des cavernes, emmagasinent des gemmes auprès du Lord, qui est alors en mesure de les utiliser pour engager toujours plus de gobelins. Au final, c’est entre cinquante et cent gobelins qui s’affairent à l’écran sous les ordres du joueur. Gobelins qui sont de 4 catégories bien distinguées par leurs couleurs, chaque catégorie ayant des aptitudes particulières (combat rapproché, attaques de loin, soins…). C’est donc ainsi, ordre après ordre, qu’il faut dévaster les provinces de Overlord une à une en prenant un malin plaisir à faire mal à de pauvres villageois tout juste armés de fourches. Car évidemment, c’est l’humour développé par le jeu qui fait la différence. Un humour omniprésent, parfois potache, mais pour des situations souvent drolatiques et des mimiques facétieuses. Des traits de caractères auxquels s’ajoute la possibilité de faire évoluer à la fois son seigneur mais également ses gobelins en faisant quelques sacrifices de ressources amassées une fois rentré au donjon. Quant à la réalisation du titre, elle nous est apparue très correcte dans le rendu et travaillée comme il faut en matière d’animations. Coup de cœur et prix de l’originalité s’il fallait les décerner à l’un des jeux présentés lors de l’événement. Comme quoi un peu d’humour et un esprit totalement décalé peuvent encore sauver un titre du faux pas. Surtout que le rythme des parties devrait éviter de s’ennuyer et que les modes de jeu en ligne, notamment les deathmatchs à plusieurs, pourraient vite devenir d’excellents défouloirs…
Espace Membre
Publicité
A lire
- [21/11/2008] Cyberdépendance : deux députés UMP s'attaquent au jeu vidéo en ligne ! - Il y a quelques jours sortait Wrath of the Lich King, second add-on de World of Warcraft. Un ...
- [20/11/2008] La PETA se sert d'un Cooking Mama sanguinolent pour alerter sur la maltraitance des animaux ! - Voilà une application Flash bien originale que vient de lancer la PETA (People for the Ethical ...
- [19/11/2008] NXE : Tout savoir sur la nouvelle expérience Xbox ! - Possesseurs de Xbox 360 ou futurs acquéreurs de la console HD de Microsoft, sachez que ce 19 ...
- [18/11/2008] Gears of War 2 Vs Call of Duty World at War : la guerre de la surenchère ! - Dans le coin bleu, CoD World at War. Un retour à la Seconde Guerre Mondiale (encore et toujours !) ...
- [17/11/2008] Wii Music : le lynchage unanime et systématique est-il mérité ? - La critique, qui fustige actuellement unanimement Wii Music, serait-elle passée à côté de quelque ...
- [14/11/2008] Revue de « presse » : le catalogue de Noël… - A quelques semaines de Noël, il fallait s'y attendre, les catalogues s'amassent sur la table basse. ...
- [13/11/2008] Le PlayTV boude la TNT HD - Cela paraissait évident, et pourtant, le PlayTV – décodeur et enregistreur TNT pour Playstation 3 – ...





