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BioShock, LE test


Testé sur PC / X360
Publié le 29/08/2007 Par Christophe Collet

Résumons nous : une ambiance sonore qui touche à la perfection (même les doublages sont réussis, une gageure), des graphismes superbement dans les standards actuels et parfaitement optimisés sur PC, une aventure d’une richesse inouïe qui brasse un nombre ahurissant de thèmes (le Bien et le Mal bien sûr, la perversion de la société, la relation aux enfants, l’Eden perdu, les dérives eugénistes de la science, etc.), pour un jeu qui multiplie les références culturelles et dont le seul tort est jusqu’à présent de ne pas offrir de mode multijoueur. Un quasi sans faute ! Et bien nous pouvons dire que le gameplay s’inscrit parfaitement dans ce souci d’excellence, avec une jouabilité à la fois accessible et profonde absolument jouissive. Pour résumer et même si chacun le sait déjà, le gameplay s’articule autour de deux types d’attaques : les armes en main droite (flingue, fusil, etc.), et les pouvoirs issus de modifications génétiques en main gauche (télékinésie, électrocution, etc.). Deux types d’attaques dont l’objectif est de les faire se compléter au quotidien face aux ennemis, et le moins que l’on puisse dire est que les environnements permettent souvent de varier les plaisirs. Un mot d’ordre : ne jamais tirer sans avoir auparavant exploité le terrain et vos pouvoirs. Pour faire simple : un peu comme dans le Dark Messiah de l’année dernière, avec peut-être un peu moins de ressources physiques dans le décor. Le tout est parfaitement maniable, tant sur X360 que sur PC, et l’on sent bien à quel point les développeurs ont eu le souci de l’optimisation sur console : la visée est très permissive, et les ennemis se déplacent rarement rapidement. Du coup, le combo clavier/souris du PC est agréable, mais pas nécessaire.

BioShock - test - 29/08/2007 BioShock - test - 29/08/2007
Un gameplay shoot parfaitement conçu, et complété par quelques éléments qui ajoutent à la profondeur de jeu, tendance RPG. En l’occurrence, il est possible et recommandé de personnaliser son personnage à l’aide de capsules de compétence que l’on récupère durant l’aventure. L’ADAM est au cœur du jeu (bonjour la symbolique), et il faut donc s’en procurer régulièrement pour alimenter ses pouvoirs, et/ou sauver les ‘little sisters’ (sortes de petites filles zombifiées) qui se promènent dans Rapture, escortées par leurs protecteurs d’acier, les impressionnants Big Daddy. Surtout, il faut rapidement apprendre à gérer ces compétences, certaines actives (télékinésie, etc.) et d’autres passives (gain de force, résistance accrue), sachant que des machines permettant de gérer tout ça sont disséminées tout au long de votre chemin. L’argent sert aussi à débloquer de nouvelles possibilités, tout comme le fait de pirater la plupart des engins électriques via un petit jeu de labyrinthe liquide assez marrant, mais surtout très stressant. Clairement, BioShock propose une somme d’éléments de jeu qui viennent nettement dépasser le simple cadre du FPS. Un terme d’ailleurs assez mal adapté pour ce jeu. Doom est un FPS, Quake aussi. Le but premier est d’y shooter du monstre, et voilà tout. Le but de BioShock est de faire découvrir aux joueurs un monde d’une profondeur hallucinante, d’une richesse pas vue depuis très longtemps, de s'y aventurer jusqu'à s'y perdre. On parlera donc plutôt de FPA (first person adventure). Voire de FPWA (first person wonderful adventure)...


Dommage. Nous aurions aimé pouvoir dire que non, BioShock n’est pas la claque attendue. Qu’il n’est pas aussi profond que cela, qu’il s’agit finalement d’un FPS banal surnoté par la presse américaine (prompte à lui mettre 10/10). Il n’en sera rien. Le titre restera d’ores et déjà comme l’un des tous meilleurs jeux de l’année et probablement le meilleur FPS, c’est une évidence. Tout y est méticuleusement travaillé, des graphismes au gameplay en passant par l’ambiance sonore. Surtout, il fait partie de ces jeux qui anoblissent encore un peu plus la sphère vidéoludique, en lui apportant cette fameuse crédibilité artistique qui fait tant défaut au jeu vidéo aux yeux de certains. Merci, donc...

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