Passons aux choses sérieuses et à l’analyse de fond sur ce nouveau titre des studios Criterion. Le premier constat après quelques heures de jeu reste incontestablement la beauté du soft de manière générale. En effet, les graphismes ont été superbement travaillés et la modélisation des voitures et de l’environnement magnifiquement menée. J’ai toujours du mal à croire que je suis sur ma PS2 puisque le jeu tourne sans aucun ralentissement, l’aliasing est inexistante et les bugs, même de collision, sont quasi inexistants. Le rendu global est donc simplement impressionnant. Les reflets sur la carrosserie des voitures et le flou sur les cotés de l’écran lorsque nous sommes à grande vitesse nous montre que rien n’a été laissé au hasard. La sensation de vitesse m’a laissé bouche bé, le décor défile à toute berzingue, les bruitages accompagnants chaque objet frôlé sont très réels et ce petit flou lors de l’utilisation du boost accentue un peut plus cette sensation de vitesse déjà hors norme. La prise en main des véhicules est immédiate et simple (jeu arcade oblige). Seul peut être les nouveaux joueurs auront du mal au début à s’adapter à la vitesse du soft car mes cocos sa trace sur le macadam !
Concernant les nouveautés et les innovations des différents modes de jeu ce nouvel opus nous en donne pour notre argent. Et oui, il y a du changement par rapport au volet précédent. Les courses basics regorgent de passages secondaires (raccourcis ?). On a désormais le choix entre différentes routes et certaines pas sur la même hauteur ce qui nous permet de réaliser un nouveau takedown : le takedown verticale. Cela est très amusant et super fun lorsqu’on écrase une autre voiture par le toit, mais super dur à réaliser car le tempo est crucial et il faut avoir une bonne dose de chance. A noter l’apparition lors de certaines courses du crashbreakers, initialement utilisé lors du mode crash et qui nous permet de se faire littéralement exploser afin d’atteindre l’adversaire et donc de réaliser un takedown aftertouch.
Le road rage a lui aussi subit un lifting et on verra l’apparition du temps qui décuplera la difficulté. De son coté le mode crash a connu une refonte totale. Les zones de crashs sont plus vastes et propose plusieurs étages. De plus, le vent est de la partie et vous déportera lorsque vous serez en l’air. La difficulté de direction est donc accrue et il faudra savoir jouer de ce phénomène météo afin de réaliser le crash parfait. On a désormais la possibilité de se faire exploser plusieurs fois grâce à la barre de crashbreakers qui une fois remplie à 100% vous demandera de vous exciter sur le bouton R2 afin de déchaîner l’explosion, ce qui décuplera votre score. Une voiture cible sera la aussi pour faire plus de points à condition qu’elle se prenne dans votre beau carnage. Le nouveau mode de jeu foncer dans le trafic n’a rien de bien extraordinaire et ne sera là que pour nous défouler après une journée passée dans les bouchons. Rien de bien méchant, il suffit juste de foncer dans le maximum de véhicules, roulant dans le même sens que nous bien entendu, afin de gagner de l’argent et du temps pour atteindre le score préalablement défini.
Et maintenant ce fameux Revenge, qui est quand même dans le titre du jeu. Je m’attendais donc à un nouveau concept, à un nouveau mode de jeu, et bien non, il s’agit simplement d’un takedown de vengeance bête et méchant. En course, ou durant un road rage lorsque c’est vous qui vous bouffez un takedown à cause d’une bonne charge de l’un de vos adversaire gérés par l’IA ou contrôlé par un de vos potes, vous vous créer un adversaire qui devient en quelque sorte votre ennemi public numéro 1. A partir de là, son marqueur n’est plus bleu mais rouge pour bien le différencier afin de ne pas se tromper d’adversaire direct. On attend plus que vous l’emplafonniez dans n’importe quoi pour réaliser un Takedown Revenge qui rapporte plus de points et de style qu’un simple takedown. Et oui c’est tout, cela ne fera pas pousser trois pattes à un canard mais bon c’est là et on ne s’en plaindra pas. Après tout la vengeance est un plat qui se mange … dans un pilonne, un mur ou une voiture !
L’ambiance sonore est bonne et les musiques assez variées même si elles sont surtout axées rock, électro et pop. Normal il faut du gros son bien speed pour suivre le rythme effréné des courses. La bande sont est donc de très bonne facture et s’insère parfaitement au soft.
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