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F.E.A.R.


Testé sur PC
Publié le 24/10/2005 Par Mathieu Chartier

Pour en venir au gameplay, l’intelligence artificielle plus que satisfaisante modifie clairement la façon de jouer à un jeu comme F.E.A.R., on avance plus prudemment et l’on prend le temps d’explorer les environs à la recherche de kits de soin et de munitions pour ne pas se retrouver désoeuvré face à un chef de patrouille en armure (plutôt coriaces ceux-là). L’utilisation des différentes armes et des différentes grenades au moment opportun devient également une des conditions de la réussite d’une action. De la même manière la gestion de la lampe torche qui n’est pas infinie s’avère souvent primordiale. Bref, tous ces petits détails gonflent la durée de vie du titre et renforcent l’intérêt de sa jouabilité. Malheureusement, je regrette le faible nombre d’interactivités possibles avec le décor. On aurait vraiment apprécié pouvoir renverser une étagère pour se créer une protection supplémentaire en attendant la ronde d’une escouade par exemple. Mais ce petit défaut ne gâche en rien le plaisir du jeu procuré par la prise en main de F.E.A.R. où le duo clavier / souris convient une fois de plus à merveille. Le positionnement originel des touches est optimal et l’on ne tarde pas à enchaîner les actions comme un véritable mercenaire. Salve de balles directement dans le crâne de l’unité de surveillance qui ne vous avait pas vu, sélection du fusil à pompe en attendant les renforts et lancé de grenade pour s’ouvrir la voie. On déboule dans la pièce truffée de soldats en actionnant le « Slow Motion » mode et l’on écarquille les yeux à chaque douille vidée sur les forces de Replica, tout cela avec une agilité et une efficacité déconcertante.

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Le genre de piquouses qui boostent notre héros

Les différentes armes mises à votre disposition, que l’on ne peut transporter que par trois, font partie des fusils pleins de technologie les plus efficaces disponibles, allant du double Berreta au fusil d’assaut en passant par l’inévitable shotgun ou le fusil de sniper capable de tirer en rafale. Bref, on a de quoi se faire plaisir. Les grenades ne sont pas en reste avec les mines de proximité ou encore les grenades à retardement avec détonateur. Malheureusement, certaines de ces machines de guerre ne procurent pas de réelle précision. Surtout celles qui ne savent tirer que par rafales de trois balles, mais je vous rassure on évite quand même la catastrophe.
A noter enfin que différentes piqûres récoltées tout au long de votre progression conférent au joueur de nouvelles facultés et amélioreront de façon notable sa vie ou ses réflexes.
Comme vous pouvez le constater, le gameplay est basique mais sauve le principal. Cependant, on reste un peu sur notre faim à ce niveau là. Peut-être attendions nous plus d’innovations de la part du jeu. Alors que Far Cry offrait la conduite de nombreux véhicules renforçant les possibilités du gameplay et que Half-Life 2 offrait des interactions très nombreuses avec l’environnement, F.E.A.R. se contente du strict minimum même si il reste très efficace.

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F.E.A.R. ça fait peur !

Enfin, si l’on se permet de juger la progression offerte par le titre avec un peu de recul, celle-ci est quand même assez linaire et dirigiste. On ne s’en plaint pas vraiment au final puisque F.E.A.R. offre une expérience de jeu incroyable. Mais il est vrai qu’on attendait peut être plus du scénario pourtant si prometteur (Je suis gentil, je ne vous gâcherai pas le plaisir de découvrir toute la trame scénaristique qui se cache derrière ces apparences). La durée de vie offerte par F.E.A.R. est, elle, dans la tendance de ce qui se fait actuellement pour un FPS. Comptez douze heures pour terminer le jeu en difficulté moyenne et en prenant le temps d’explorer pas mal les environs. Durée de vie qui est quelque peut rallongée artificiellement pour les besoins du scénario. On pourra ainsi écouter les messages sur les répondeurs, prendre connaissance des dernières informations à la radio et on restera parfois quelques longues minutes à avancer sans but dans de longs couloirs, détails qui servent également à prolonger l’ambiance et à maintenir le joueur sous pression.

La difficulté du jeu est elle assez bien dosée et vous aurez nettement assez de munitions et de kits de soin en difficulté moyenne pour éviter toute contre performance. Par contre, en augmentant la difficulté (réglable à tout moment) cela se corse assez rapidement et il faudra parfois savoir user des coups de pieds sautés au corps à corps pour s’en sortir. Pour finir, si refaire le solo ne vous tente pas, vous aurez toujours la possibilité de tenter le multi assez molasson et plutôt brouillon. Les frags défilent assez vite et les différents modes de jeu (Deathmatch, Team Deathmatch ou Capture the flag) ne sont vraiment intéressant qu’une fois joués sérieusement en équipe.


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