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Test : Zelda Phantom Hourglass


Testé sur DS
Publié le 24/10/2007 Par Mathieu Chartier

En matière d’inventivité, les particularités des phases de combat sont également les bienvenues. Des phases que l’on gère donc, en toute simplicité, intégralement au stylet. Il suffit alors de tapoter rapidement deux fois sur un ennemi pour que Link lance l’assaut, de tracer un petit trait pour donner un coup d’épée moins direct et forcément de tracer un cercle entier pour déclencher une attaque circulaire. Et alors que l’on aurait penser qu’il serait difficile de se déplacer et d’attaquer dans le stress d’un affrontement avec un boss, il est au contraire très agréable d’alterner l’une et l’autre de ces actions, la vitesse de déplacement et les attaques des différents ennemis étant particulièrement adaptées au style de gameplay choisi par le jeu. Et si l’ensemble de ce Zelda : Phantom Hourglass est, vous l’aurez compris, servi par un effort constant d’inventivité, il en va de même pour les différents boss qui concluent chaque donjon. Des boss malins, qui ont évidemment tous leur talon d’Achille, et qui promettent des affrontements à l’intérêt chaque fois renouvelé.

Zelda Phantom Hourglass - NDS - 24/10/07 Zelda Phantom Hourglass - NDS - 24/10/07

Aussi, et puisque l’on parle de donjon, comment ne pas saluer l’une des idées maîtresses de ce Zelda qui introduit, avec le Temple des mers, une notion de temps dans la réalisation de ce donjon central qui permettra d’obtenir les diverses cartes marines nécessaires à la poursuite de son aventure. Le Temple des mers absorbe l’énergie vitale de ceux qui s’y aventurent, mais Link dispose du sablier fantôme (qui donne son titre au jeu) qui lui permet de résister un temps donné aux effets néfastes dudit temple. Aussi, certains sanctuaires purifiés permettent, à l’intérieur du temple, de ne pas subir de dégénérescence. S’engage alors, à chaque fois que l’on doit y mettre les pieds, une course avec le temps et l’on doit savoir être efficace tout en étant rapide. Ces phases sont alors certainement les plus stressantes du jeu, et font également parti des tous meilleurs moments de l’aventure. Un coup de maître !

Zelda Phantom Hourglass - NDS - 24/10/07 Zelda Phantom Hourglass - NDS - 24/10/07
Zelda introduit, avec le Temple des mers, une notion de temps dans la réalisation de ce donjon central. [...] Un coup de maître !

Et quand on parle de coup de maître, on parle également de réussite technique lorsque l’on évoque Phantom Hourglass. En effet, le monde cell-shadé que l’on avait découvert dans Wind Waker dont le moteur a été adapté aux caractéristiques techniques de la Nintendo DS permet de voir s’animer sur deux écrans un univers féerique, parfaitement convaincant et bénéficiant de la touche Zelda en sus. Difficile donc de résister à la qualité du design global du titre, à sa palette de couleurs chatoyantes et à son animation sans faute. Difficile également de faire la fine bouche quant à l’ambiance générale du jeu, sans faute de goût d’un bout à l’autre et surtout nuancée juste ce qu’il faut d’humour ni trop fin, ni trop gras. Même le mode de jeu online, à propos duquel nous étions nous-même dubitatifs, aura su nous surprendre. Mais ce Zelda : Phantom Hourglass n’aurait-il donc que des qualités ? Pour de nombreux profils de joueurs en effet, aucun défaut ne viendra gâcher la fête, mais certains joueurs avides de challenge trouveront sans doute l’ensemble de l’aventure trop facile, le game-over ne pointant quasiment jamais le bout de son nez. Les donjons, comme les diverses énigmes ou les boss, ne résistent donc finalement jamais très longtemps. Il faut donc apprécier le style Zelda, l’aventure facile, pour tomber dans le bain de cet épisode ce qui n’enlève bien entendu rien à sa très grande qualité. Car avant tout, il est évident que Zelda : Phantom Hourglass est un épisode majeur de cette longue série comme l’ont été en leurs temps A Link to the Past (premier épisode GBA), Ocarina of Time (premier épisode N64) ou plus récemment Twilight Princess. Un titre rare qui s’impose sans discussion possible comme l’un des incontournables de la ludothèque Nintendo DS.


Zelda : Phantom Hourglass est un jeu à posséder absolument pour peu que l’on soit l’heureux détenteur d’une Nintendo DS et que l’on ait une âme d’aventurier. Il est un Zelda qui mérite avant tout d’être reconnu pour sa force d’innovation qui illumine à chaque instant une aventure longue, variée, intense et de surcroît graphiquement très fouillée. Le choix d’une prise en main tout au stylet se justifie dès les premières minutes de l’aventure et jusqu’au dernier coup d’épée tant elle offre un confort de jeu irréprochable et ouvre la porte à des mécaniques de jeu épatantes. Nous ne nous pensions plus susceptibles d’être autant surpris par la licence Zelda, qui s’impose une nouvelle fois comme incontournable, et ce malgré un léger nivellement de la difficulté par le bas que l’on ne niera pas malgré le fait qu’il soit compréhensible. Un jeu essentiel, tout simplement !

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