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Piratage : Ubisoft attaque l'usine de production d'Assassin's Creed PC
Rares sont les affaires dans lesquelles un éditeur a l'occasion se retourner contre un partenaire dans une affaire de piratage. Ubisoft qui a traqué la provenance des fichiers pirates de la version PC d'Assassin's Creed et passe à l'offensive...
Après un énorme succès sur consoles, Assassin’s Creed est sorti au printemps sur PC. Problème de taille pour Ubisoft, des versions pirates du jeu ont commencé à circuler sur les réseaux Peer-To-Peer environ deux mois avant la sortie officielle du jeu, occasionnant un manque à gagner de « plusieurs millions de dollars » selon Ubisoft. Après s’être lancé dans une longue procédure de recherche pour comprendre comment cette version pirate est apparue en téléchargement sur Internet, et avoir finalement débusqué un coupable, Ubisoft s’est décidé à montrer l’exemple en attaquant sévèrement l’employeur de ce dernier en justice. Sur le banc des accusés, nous retrouvons donc l’entreprise OEM – pour Optical Experts Manufacturing – basée à Charlotte, en Caroline du Nord. L’entreprise à laquelle Ubisoft avait confié la reproduction des copies de son jeu, que l’éditeur français accuse de « trahison » et de « négligence ». En effet, c’est en février qu’un employé de OEM aurait quitté son lieu de travail en emportant avec lui une copie du jeu sur laquelle il travaillait, mettant alors le code du jeu à disposition des joueurs du monde entier sur les réseaux Peer-To-Peer, six semaines tout juste avant la date de sortie annoncée du jeu en boutiques. Ubisoft s’attaque donc à l’employeur de ce salarié peu scrupuleux, expliquant que OEM a « sciemment écarté les mesures de sécurité les plus évidentes pourtant contractuellement définies ». Des mesures classiques dans l’industrie du jeu vidéo afin d’empêcher ce genre de fuites aux conséquences graves pour les éditeurs. En effet, aucune copie du jeu n’aurait pu sortir des usines d’OEM si les procédures de sécurité avaient été respectées, elles qui prévoient notamment la fouille systématique des employés à chaque sortie des salles de production où travaillent les machines qui dupliquent les disques.

Mais voilà, ce genre de fuites sont courantes dans l’industrie du jeu vidéo et les éditeurs peinent souvent à dénoncer un coupable. Mais dans ce cas précis, Ubisoft a réussi à traquer la source des échanges de fichiers qui se sont vites accélérés sur Internet, ciblant l’adresse électronique de l’ordinateur domestique de l’un des employés de OEM. En partenariat avec la police locale, Ubisoft a donc pu conduire une perquisition au lieu de résidence de cet employé d’OEM où une copie volée du code de la version PC d’Assassin’s Creed a effectivement été trouvée. La preuve la plus évidente était découverte. Là où cette affaire est intéressante, c’est qu’elle nous apporte quelques précisions quant à l’ampleur du phénomène du piratage, et la vitesse à laquelle un tel acte isolé peut – via la puissance des réseaux P2P – avoir des répercussions sur l’activité d’un éditeur. Ainsi, les statistiques tenues par l’institut américain NPD nous indiquent que Assassin’s Creed sur PC s’est écoulé à 40.000 copies aux Etats-Unis dans le courant du mois de sa sortie. Des chiffres assez faibles pour un titre aussi connu et plutôt attendu par la communauté des joueurs PC, qu’il faut mettre en opposition aux plus de 700.000 copies pirates du jeu qui auraient été téléchargées entre temps. Un rapport qui permet à Ubisoft de plaider devant la justice en estimant son manque à gagner dans cette affaire à plusieurs millions de dollars, et ce même si bien entendu seule une infime partie de ces adeptes du piratage auraient finalement acheté une copie légale d’Assassin’s Creed en boutique.
Une affaire qui, pour Ubisoft, a également porté préjudice à son image et celle de sa nouvelle licence porteuse. En effet l’éditeur français explique que le code de la version ainsi piratée comportait un bug non encore corrigé qui, pour des raisons de sécurité, provoquait parfois un plantage du jeu. « C’est donc l’image d’Ubisoft et celle du jeu qui ont été écornées par le piratage de cette version […] Un bug qui, même corrigé sur la version commerciale du jeu, a créé la confusion chez beaucoup de joueurs » peut-on lire dans la plainte. Ubisoft attaque donc en justice OEM pour « violation du Copyright », « violation des termes du contrat » et « négligence », demandant des dommages et intérêts pour chacun de ces motifs, dont 10 millions de dollars pour les plaintes concernant la violation du contrat et 10 autres millions de dollars en ce qui concerne la négligence. Rien ne dit en revanche quelle sanction sera prise à l’encontre de l’employé à l’origine de l’affaire. Ubisoft n’allait pas laisser passer si belle occasion de lutter, à sa manière, contre le piratage de ses œuvres.
Après un énorme succès sur consoles, Assassin’s Creed est sorti au printemps sur PC. Problème de taille pour Ubisoft, des versions pirates du jeu ont commencé à circuler sur les réseaux Peer-To-Peer environ deux mois avant la sortie officielle du jeu, occasionnant un manque à gagner de « plusieurs millions de dollars » selon Ubisoft. Après s’être lancé dans une longue procédure de recherche pour comprendre comment cette version pirate est apparue en téléchargement sur Internet, et avoir finalement débusqué un coupable, Ubisoft s’est décidé à montrer l’exemple en attaquant sévèrement l’employeur de ce dernier en justice. Sur le banc des accusés, nous retrouvons donc l’entreprise OEM – pour Optical Experts Manufacturing – basée à Charlotte, en Caroline du Nord. L’entreprise à laquelle Ubisoft avait confié la reproduction des copies de son jeu, que l’éditeur français accuse de « trahison » et de « négligence ». En effet, c’est en février qu’un employé de OEM aurait quitté son lieu de travail en emportant avec lui une copie du jeu sur laquelle il travaillait, mettant alors le code du jeu à disposition des joueurs du monde entier sur les réseaux Peer-To-Peer, six semaines tout juste avant la date de sortie annoncée du jeu en boutiques. Ubisoft s’attaque donc à l’employeur de ce salarié peu scrupuleux, expliquant que OEM a « sciemment écarté les mesures de sécurité les plus évidentes pourtant contractuellement définies ». Des mesures classiques dans l’industrie du jeu vidéo afin d’empêcher ce genre de fuites aux conséquences graves pour les éditeurs. En effet, aucune copie du jeu n’aurait pu sortir des usines d’OEM si les procédures de sécurité avaient été respectées, elles qui prévoient notamment la fouille systématique des employés à chaque sortie des salles de production où travaillent les machines qui dupliquent les disques.

Aucune copie du jeu n’aurait pu sortir des usines d’OEM si les procédures de sécurité avaient été respectées, elles qui prévoient notamment la fouille systématique des employés à chaque sortie des salles de production
Mais voilà, ce genre de fuites sont courantes dans l’industrie du jeu vidéo et les éditeurs peinent souvent à dénoncer un coupable. Mais dans ce cas précis, Ubisoft a réussi à traquer la source des échanges de fichiers qui se sont vites accélérés sur Internet, ciblant l’adresse électronique de l’ordinateur domestique de l’un des employés de OEM. En partenariat avec la police locale, Ubisoft a donc pu conduire une perquisition au lieu de résidence de cet employé d’OEM où une copie volée du code de la version PC d’Assassin’s Creed a effectivement été trouvée. La preuve la plus évidente était découverte. Là où cette affaire est intéressante, c’est qu’elle nous apporte quelques précisions quant à l’ampleur du phénomène du piratage, et la vitesse à laquelle un tel acte isolé peut – via la puissance des réseaux P2P – avoir des répercussions sur l’activité d’un éditeur. Ainsi, les statistiques tenues par l’institut américain NPD nous indiquent que Assassin’s Creed sur PC s’est écoulé à 40.000 copies aux Etats-Unis dans le courant du mois de sa sortie. Des chiffres assez faibles pour un titre aussi connu et plutôt attendu par la communauté des joueurs PC, qu’il faut mettre en opposition aux plus de 700.000 copies pirates du jeu qui auraient été téléchargées entre temps. Un rapport qui permet à Ubisoft de plaider devant la justice en estimant son manque à gagner dans cette affaire à plusieurs millions de dollars, et ce même si bien entendu seule une infime partie de ces adeptes du piratage auraient finalement acheté une copie légale d’Assassin’s Creed en boutique.
Une affaire qui, pour Ubisoft, a également porté préjudice à son image et celle de sa nouvelle licence porteuse. En effet l’éditeur français explique que le code de la version ainsi piratée comportait un bug non encore corrigé qui, pour des raisons de sécurité, provoquait parfois un plantage du jeu. « C’est donc l’image d’Ubisoft et celle du jeu qui ont été écornées par le piratage de cette version […] Un bug qui, même corrigé sur la version commerciale du jeu, a créé la confusion chez beaucoup de joueurs » peut-on lire dans la plainte. Ubisoft attaque donc en justice OEM pour « violation du Copyright », « violation des termes du contrat » et « négligence », demandant des dommages et intérêts pour chacun de ces motifs, dont 10 millions de dollars pour les plaintes concernant la violation du contrat et 10 autres millions de dollars en ce qui concerne la négligence. Rien ne dit en revanche quelle sanction sera prise à l’encontre de l’employé à l’origine de l’affaire. Ubisoft n’allait pas laisser passer si belle occasion de lutter, à sa manière, contre le piratage de ses œuvres.
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