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Crisis Core : Final Fantasy VII joue avec le fan et ses émotions
Des licences Square Enix, Final Fantasy VII est sans doute la plus adulée. Mercantile dans l'âme, l'éditeur nippon s'adresse cette fois-ci à ses fans sur Playstation Portable et livre un jeu émotionnellement fort pour le connaisseur, à défaut d'être passionnant d'un point de vue ludique.
Evoqué comme modèle par Cloud dans Final Fantasy VII et apparaissant essentiellement sous forme de flashbacks dans le film d’animation Advent Children, Zack Fair est un personnage récurrent de la chronologie Final Fantasy VII. Mais un personnage auquel la série ne s’est jamais décidé à offrir un rôle de héros, excepté dans le court-métrage Last Order produit pour préparer l’arrivée de cet UMD. Un mal réparé par ce Crisis Core : Final Fantasy VII qui nous entraîne dans les abîmes du scénario original, puisque l’on y suit justement la destinée de Zack avant même que Cloud – qui deviendra son élève et partenaire dans les rangs du SOLDAT – ne soit résigné à entrer au service de la Shinra en faisant vœu de protéger Tifa. Si cette introduction vous laisse de marbre, c’est que Crisis Core : Final Fantasy VII n’est certainement pas un jeu fait pour vous plaire. N’y voyez aucune offense, Square Enix a simplement pris une nouvelle fois la décision de réserver ce produits estampillé Final Fantasy VII aux plus mordus des adeptes de la licence.
Et cela fonctionne plutôt bien. Car s’il faut bien reconnaître qu’en terme de jeu stricto sensu, l’expérience proposée par Crisis Core est un peu chiche, le traitement des faits scénaristiques de cette nouvelle épopée et la réalisation qui l’accompagne sont de vraies réussites. Dans la plus grande tradition Final Fantasy, et même si Crisis Core se démarque grandement de la série dans le fond, le jeu traite avec une sensibilité rare les émotions de ses protagonistes. Comme ses illustres aînés, Crisis Core abuse des diptyques et oppose dès qu’il le peut l’amour à la haine, la passion à la raison et l’honneur à la trahison. D’une puissance rare, les magnifiques cinématiques du jeu (dont certaines resteront longtemps dans les mémoires de fans) symbolisent à elles seules les intentions des producteurs de Crisis Core, dans une démarche esthétiquement perfectionniste, quitte à y sacrifier en partie les mécaniques de jeu.

En effet, fable pour les sens du spectateur, Crisis Core : Final Fantasy VII perd de sa superbe le moment venu de passer acteur. Vulgaire Action/RPG de couloirs, le jeu est tout de même sauvé par sa réalisation, son intelligente façon de recycler les matérias et son ambiance sonore irrésistible avec ses remix parfaits des symphonies d’antan pour des thèmes plus rock et plus proches de ceux sublimant les affrontements d’Advent Children. Au-delà de cela, Crisis Core repose sur l’OCN, un système de progression aléatoire sous forme de roulette/jackpot assez mal pensé (bien qu’assez généreux par nature), et sur une mécanique proche du beat’em all (adieu le tour par tour) compte tenu de la relative facilité de l’ensemble. Plus précisément, il faut avoir la chance d’aligner trois « 7 » pour gagner un niveau d’expérience, plusieurs fois le même chiffre pour faire évoluer ses sorts, et compter sur le bon vouloir du hasard pour déclencher ses « limites » en combat. Le reste du temps, équiper son personnage du peu d’items croisés en chemin et jongler convenablement avec ses aptitudes dans le feu de l’action (de l’attaque au soin, du brasier au glacier) suffira amplement à s’en sortir sans heurt.
Ainsi, malgré quelques affrontements clés et quelques tentatives échouées de diversification, Crisis Core : Final Fantasy VII se révèle être un jeu bien monotone. Et ce n’est certainement pas la possibilité de pouvoir jouer bon nombre de missions secondaires (300 au total !) qui consistent, au pire à nettoyer une zone de ses ennemis, au mieux à revivre un affrontement majeur du jeu, qui prouvera le contraire. Un joli subterfuge pour gonfler aléatoirement la durée de vie d’un jeu qui se termine en une grosse dizaine d’heures, surtout que lancer quelques missions permet de multiplier ses chances de progresser via l’OCN. Crisis Core : Final Fantasy VII est redondant et linéaire, mais voilà, il caresse le fan dans le sens du poil avec un gant de velours si doux qu’il est difficile de ne pas se laisser charmer. Bref, il laisse opérer la magie de Final Fantasy VII, complétant ça et là ce qui peut l'être, offrant un regard différent sur les principaux personnages de la saga, plongeant le joueur dans un Midgar déjà aux mains de la Shinra en lui donnant bon nombre de réponses. Incontournable pour les fans, largement dispensable pour les autres. Voilà qui rappelle la problématique d'un certain Metal Gear Solid 4...
Evoqué comme modèle par Cloud dans Final Fantasy VII et apparaissant essentiellement sous forme de flashbacks dans le film d’animation Advent Children, Zack Fair est un personnage récurrent de la chronologie Final Fantasy VII. Mais un personnage auquel la série ne s’est jamais décidé à offrir un rôle de héros, excepté dans le court-métrage Last Order produit pour préparer l’arrivée de cet UMD. Un mal réparé par ce Crisis Core : Final Fantasy VII qui nous entraîne dans les abîmes du scénario original, puisque l’on y suit justement la destinée de Zack avant même que Cloud – qui deviendra son élève et partenaire dans les rangs du SOLDAT – ne soit résigné à entrer au service de la Shinra en faisant vœu de protéger Tifa. Si cette introduction vous laisse de marbre, c’est que Crisis Core : Final Fantasy VII n’est certainement pas un jeu fait pour vous plaire. N’y voyez aucune offense, Square Enix a simplement pris une nouvelle fois la décision de réserver ce produits estampillé Final Fantasy VII aux plus mordus des adeptes de la licence.
Et cela fonctionne plutôt bien. Car s’il faut bien reconnaître qu’en terme de jeu stricto sensu, l’expérience proposée par Crisis Core est un peu chiche, le traitement des faits scénaristiques de cette nouvelle épopée et la réalisation qui l’accompagne sont de vraies réussites. Dans la plus grande tradition Final Fantasy, et même si Crisis Core se démarque grandement de la série dans le fond, le jeu traite avec une sensibilité rare les émotions de ses protagonistes. Comme ses illustres aînés, Crisis Core abuse des diptyques et oppose dès qu’il le peut l’amour à la haine, la passion à la raison et l’honneur à la trahison. D’une puissance rare, les magnifiques cinématiques du jeu (dont certaines resteront longtemps dans les mémoires de fans) symbolisent à elles seules les intentions des producteurs de Crisis Core, dans une démarche esthétiquement perfectionniste, quitte à y sacrifier en partie les mécaniques de jeu.

Fable pour les sens du spectateur, Crisis Core : Final Fantasy VII perd de sa superbe le moment venu de passer acteur...
En effet, fable pour les sens du spectateur, Crisis Core : Final Fantasy VII perd de sa superbe le moment venu de passer acteur. Vulgaire Action/RPG de couloirs, le jeu est tout de même sauvé par sa réalisation, son intelligente façon de recycler les matérias et son ambiance sonore irrésistible avec ses remix parfaits des symphonies d’antan pour des thèmes plus rock et plus proches de ceux sublimant les affrontements d’Advent Children. Au-delà de cela, Crisis Core repose sur l’OCN, un système de progression aléatoire sous forme de roulette/jackpot assez mal pensé (bien qu’assez généreux par nature), et sur une mécanique proche du beat’em all (adieu le tour par tour) compte tenu de la relative facilité de l’ensemble. Plus précisément, il faut avoir la chance d’aligner trois « 7 » pour gagner un niveau d’expérience, plusieurs fois le même chiffre pour faire évoluer ses sorts, et compter sur le bon vouloir du hasard pour déclencher ses « limites » en combat. Le reste du temps, équiper son personnage du peu d’items croisés en chemin et jongler convenablement avec ses aptitudes dans le feu de l’action (de l’attaque au soin, du brasier au glacier) suffira amplement à s’en sortir sans heurt.
Ainsi, malgré quelques affrontements clés et quelques tentatives échouées de diversification, Crisis Core : Final Fantasy VII se révèle être un jeu bien monotone. Et ce n’est certainement pas la possibilité de pouvoir jouer bon nombre de missions secondaires (300 au total !) qui consistent, au pire à nettoyer une zone de ses ennemis, au mieux à revivre un affrontement majeur du jeu, qui prouvera le contraire. Un joli subterfuge pour gonfler aléatoirement la durée de vie d’un jeu qui se termine en une grosse dizaine d’heures, surtout que lancer quelques missions permet de multiplier ses chances de progresser via l’OCN. Crisis Core : Final Fantasy VII est redondant et linéaire, mais voilà, il caresse le fan dans le sens du poil avec un gant de velours si doux qu’il est difficile de ne pas se laisser charmer. Bref, il laisse opérer la magie de Final Fantasy VII, complétant ça et là ce qui peut l'être, offrant un regard différent sur les principaux personnages de la saga, plongeant le joueur dans un Midgar déjà aux mains de la Shinra en lui donnant bon nombre de réponses. Incontournable pour les fans, largement dispensable pour les autres. Voilà qui rappelle la problématique d'un certain Metal Gear Solid 4...
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Informations
Jeu : Crisis Core : Final Fantasy VII
Plateforme : PlayStation Portable
Tags : Square Enix, Action/RPG
Plateforme : PlayStation Portable
Tags : Square Enix, Action/RPG
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