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E3 2008 : L'heure du bilan… quand certains sortent déjà les crocs
Après deux semaines entièrement consacrées au cru 2008 de l'E3, Gamepro.fr reprendra dès lundi une ligne plus ouverte. C'est donc l'heure du bilan pour un salon toujours controversé qui doit déjà encaisser la grogne de certains de ses exposants les plus importants. L'E3 Media & Business Summit ne fait toujours pas l'unanimité...
C’est fragilisée par le départ de quelques uns de ses membres les plus influents – notamment Activision – que l’ESA (Entertainment Software Association) s’est vue forcée d’adapter son nouvel E3 aux attentes de l’industrie. Écoutant la plupart des remarques proférées à l’encontre du show l’an passé, l’E3 Media & Business Summit version 2008 a quitté les plages ensoleillées et les hôtels luxueux de Santa Monica pour revenir dans son antre d’autrefois, le LA Convention Center. Une centralisation voulue et appréciée par les participants qui ont ainsi pu voir leurs plannings gagner en efficacité, passant d’un éditeur à l’autre en quelques pas, et accédant au Concourse Hall (salle d’exposition publique de 2500 m²) sur place et à volonté. Moins éreintant et plus efficient, l’E3 Media & Business Summit 08 a toutefois conservé sa plus petite envergure (tous les participants devant être invités par l’ESA), son ambiance studieuse et son calme, à l’opposé de l’immense show bruyant et éblouissant d’autrefois. Une formule que beaucoup apprécient malgré les remarques, qui tiennent finalement plus au manque de pertinence des nouvelles dates choisies pour l’E3, son recentrement sur le marché américain et la coupure qu’il impose avec le reste de l’industrie, notamment les revendeurs. C’est en tout cas ce que ressort du discours de ceux qui, à la fermeture des portes de cette édition 2008, se sont empressés de glisser leurs impressions à la presse. L’analyste Michael Pachter, le PDG d’EA John Riccitiello, le génial créateur de Nintendo Shigeru Miyamoto ou encore Alain Corre, Directeur Exécutif chez Ubisoft, se sont exprimés ouvertement sur le salon. L’ESA devrait ouvrir grand les oreilles.
L’avis le plus complet, mais aussi le moins tranché, est celui d’Alain Corre d’Ubisoft qui décortique et compartimente son expérience de l’E3. Pour lui il s’agit d’un salon « indispensable » puisqu’il « focalise encore aujourd’hui le regard des professionnels et adeptes du jeu vidéo du monde entier », et ce même s’il regrette que la nouvelle formule du salon s’oriente davantage sur les besoins de la presse américaine : « Avec cette nouvelle formule, la presse internationale est moins présente, mais la presse américaine qui est sur place, est là en masse. Résultat, les éditeurs focalisent leur communication sur les attentes du marché américain, ce qui je pense n’est pas le meilleur moyen de rouvrir l’E3 à des horizons plus vastes ». Alain Corre qui regrette également que le salon ait perdu toute dimension Trade : « Avant, nous les éditeurs, avions un retour de la presse sur nos produits mais pas seulement. Les responsables de magasins, les acheteurs des centrales d’achat, bref les revendeurs, étaient également là pour voir les produit et négocier des contrats. L’expérience E3 était donc mieux monétisée, plus vaste, et de première importance pour nous ». Mieux, Alain Corre a une idée bien précise, et particulièrement pertinente, des pistes d’évolutions que devrait emprunter l’ESA dès l’année prochaine pour rendre à son événement son aura d’antan : « Il faut que l’E3 revienne en mai pour qu’il représente une vraie opportunité calendaire pour tous, c’est indéniable. Pour les éditeurs, présenter les jeux de la fin d’année en juillet, c’est trop tard. Ils doivent donc organiser leurs propres événements en amont pour le faire, et proposer de nouvelles démos à l’E3. Si l’E3 revient en mai, les grosses annonces reviendront d’elles-mêmes à l’E3. Il faut aussi que l’ESA réinvite les acteurs Trade, mais que le salon garde cette forme calme et efficace. Nous n’avons pas besoin du bruit et des excès de l’E3 tel qu’il était jusqu’en 2006 […] Chez Ubi, nous sommes heureux, les retours que nous avons eu sur nos produits ont été bons. Mais avec une formule un peu plus ambitieuse, le message aurait pu être plus fort ».
C’est fragilisée par le départ de quelques uns de ses membres les plus influents – notamment Activision – que l’ESA (Entertainment Software Association) s’est vue forcée d’adapter son nouvel E3 aux attentes de l’industrie. Écoutant la plupart des remarques proférées à l’encontre du show l’an passé, l’E3 Media & Business Summit version 2008 a quitté les plages ensoleillées et les hôtels luxueux de Santa Monica pour revenir dans son antre d’autrefois, le LA Convention Center. Une centralisation voulue et appréciée par les participants qui ont ainsi pu voir leurs plannings gagner en efficacité, passant d’un éditeur à l’autre en quelques pas, et accédant au Concourse Hall (salle d’exposition publique de 2500 m²) sur place et à volonté. Moins éreintant et plus efficient, l’E3 Media & Business Summit 08 a toutefois conservé sa plus petite envergure (tous les participants devant être invités par l’ESA), son ambiance studieuse et son calme, à l’opposé de l’immense show bruyant et éblouissant d’autrefois. Une formule que beaucoup apprécient malgré les remarques, qui tiennent finalement plus au manque de pertinence des nouvelles dates choisies pour l’E3, son recentrement sur le marché américain et la coupure qu’il impose avec le reste de l’industrie, notamment les revendeurs. C’est en tout cas ce que ressort du discours de ceux qui, à la fermeture des portes de cette édition 2008, se sont empressés de glisser leurs impressions à la presse. L’analyste Michael Pachter, le PDG d’EA John Riccitiello, le génial créateur de Nintendo Shigeru Miyamoto ou encore Alain Corre, Directeur Exécutif chez Ubisoft, se sont exprimés ouvertement sur le salon. L’ESA devrait ouvrir grand les oreilles.
Il faut que l’E3 revienne en mai pour qu’il représente une vraie opportunité calendaire pour tous, c’est indéniable », Alain Corre (Ubisoft)
L’avis le plus complet, mais aussi le moins tranché, est celui d’Alain Corre d’Ubisoft qui décortique et compartimente son expérience de l’E3. Pour lui il s’agit d’un salon « indispensable » puisqu’il « focalise encore aujourd’hui le regard des professionnels et adeptes du jeu vidéo du monde entier », et ce même s’il regrette que la nouvelle formule du salon s’oriente davantage sur les besoins de la presse américaine : « Avec cette nouvelle formule, la presse internationale est moins présente, mais la presse américaine qui est sur place, est là en masse. Résultat, les éditeurs focalisent leur communication sur les attentes du marché américain, ce qui je pense n’est pas le meilleur moyen de rouvrir l’E3 à des horizons plus vastes ». Alain Corre qui regrette également que le salon ait perdu toute dimension Trade : « Avant, nous les éditeurs, avions un retour de la presse sur nos produits mais pas seulement. Les responsables de magasins, les acheteurs des centrales d’achat, bref les revendeurs, étaient également là pour voir les produit et négocier des contrats. L’expérience E3 était donc mieux monétisée, plus vaste, et de première importance pour nous ». Mieux, Alain Corre a une idée bien précise, et particulièrement pertinente, des pistes d’évolutions que devrait emprunter l’ESA dès l’année prochaine pour rendre à son événement son aura d’antan : « Il faut que l’E3 revienne en mai pour qu’il représente une vraie opportunité calendaire pour tous, c’est indéniable. Pour les éditeurs, présenter les jeux de la fin d’année en juillet, c’est trop tard. Ils doivent donc organiser leurs propres événements en amont pour le faire, et proposer de nouvelles démos à l’E3. Si l’E3 revient en mai, les grosses annonces reviendront d’elles-mêmes à l’E3. Il faut aussi que l’ESA réinvite les acteurs Trade, mais que le salon garde cette forme calme et efficace. Nous n’avons pas besoin du bruit et des excès de l’E3 tel qu’il était jusqu’en 2006 […] Chez Ubi, nous sommes heureux, les retours que nous avons eu sur nos produits ont été bons. Mais avec une formule un peu plus ambitieuse, le message aurait pu être plus fort ».
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