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Games Convention 2008, day three : le repos du guerrier

Par Mathieu Chartier, le 23 août 2008
Dernière journée de couverture Live avec nos impressions sur Call of Duty : World at War, Far Cry 2, NFS Undercover, Infamous et Bayonetta. GC 08, suite et fin… avec les Babes !

Après deux journées passées à déambuler comme un dératé dans tous les recoins de la Games Convention 2008, cette troisième et dernière journée sur le salon était appréciable pour une chose : la sérénité. Un planning moins chargé en rendez-vous, seuls quelques jeux à voir et une petite poignée de présentations à rattraper… Le « presque » repos du guerrier bien mérité. De quoi s’offrir enfin une visite complète des halls publics, photographier quelques hôtesses pour sa confiance professionnelle, et se rendre compte qu’il est quand même bien plus calme d’arpenter les corridors sobres du « Business Center ». Côté public, c’est la folie donc, et ça ne risque pas de s’arranger ce Week-End avec un afflux de joueurs allemands qui s’annonce record. Dès 9h pétante, à l’ouverture des portes, les gamers germaniques se précipitent en courant dans une cohue impressionnante à observer pour mettre la main sur la première borne trouvée ! Et généralement, ils ne seront pas déçus car la Games Convention 2008 est riche en premières sorties publiques pour les gros jeux du Line Up de fin d’année, de Call of Duty : World at War à 007 : Quantum of Solace, en passant par Mirror’s Edge, FIFA et PES 09, NFS Undercover, LittleBigPlanet ou encore Killzone 2… et nous sommes loin d’être exhaustifs. Aussi, le Leipziger Messe, théâtre des opérations, a revêtu ses plus beaux atours et dans l’ensemble, les éditeurs ont fait pas mal d’efforts dans la créativité de leurs immenses stands. Autrefois, la GC profitait de la récup’ des cartons pâtes du fastueux E3. Aujourd’hui, les éditeurs investissent spécialement pour le salon… On le sait, la roue tourne pour les salons de l’industrie du jeu vidéo. La palme du plus gros stand revenant – en outre – à Activision, qui soigne sa place de numéro un. Repos du guerrier parce que nous nous sommes aussi offerts quelques moments de détente avec nos contacts français qui ont fait le déplacement jusqu’en Allemagne, au détour d’une allée ou plus tard, autour de quelques bières. Demain samedi, ce sera déjà l’heure du départ avec un nombre indécent de kilomètres dans les jambes mais aussi de signes frappés sous Word. Le repos du guerrier nous disions !

A voir : la galerie des Booth Babes de cette Games Convention 2008

Call of Duty : World at War

Comme pour chaque présentation de Call of Duty : World at War depuis son annonce, Treyarch a souhaité mettre en avant les fonctions de coopération de son jeu lors de cette Games Convention. Une première pour la série qui permettra aux joueurs de vivre les deux campagnes du jeu accompagnés de leurs amis, que ce soit à deux en local, et jusqu’à quatre en ligne. L’autre particularité de Call of Duty : World at War est qu’il revient à cette bonne vieille seconde guerre mondiale, mais avec deux points de vue assez intéressants à la clé, à savoir une campagne japonaise et une campagne russe. Pour le moment, la campagne russe se fait rare, nous n’avions pu l’entrapercevoir qu’une seule fois, lors d’un événement londonien organisé par Activision il y a quelques mois. Alors qu’au contraire, la campagne japonaise n’en finit plus de se dévoiler à la presse. Et à chaque fois, c’est la même impression d’intensité qui se dégage du jeu. Une impression qui se renforce une fois la manette en mains. Lorsque l’on avance dans la jungle à la merci d’une embuscade ennemie, forcément on s’attend au guet-apens. Ce n’est donc pas une surprise de voir des dizaines de soldats japonais sortir des feuillages la baïonnette aiguisée. Mais ce qui est vraiment palpitant, c’est de sentir avec quelle fougue ils se jettent dans la bataille. Call of Duty : World at War en ressort comme un jeu assez brutal, et ce via plusieurs aspects, à commencer par un traitement mature et des cut-scenes parfois un peu dures, mais aussi par des situations en jeu carrément sordides comme cette utilisation cruelle et massive qui est faite du lance-flamme. C’est certes réaliste, mais peut-être un peu trop par moment… Attention à la sanction des organismes de classification des jeux. Qu’importe pour Treyarch, cela fait son effet et il est impossible de ne pas rester scotché devant une telle mise en scène, et surtout, une telle maîtrise technique. Forcément, l’excellent moteur de Call of Duty : Modern Warfare est réemployé ici, et le résultat est vraiment impressionnant.

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Impossible de ne pas rester scotché devant une telle mise en scène, et surtout, une telle maîtrise technique

Revenons toutefois au multijoueurs, et à la coopération en particulier, point central de cette présentation. Nous avons eu la confirmation qu’un système de gain d’expérience serait implémenté lorsque l’on jouera la campagne en coopération en ligne, un peu comme lorsque l’on gagne de l’XP en jouant en ligne à COD IV. Les points ainsi engrangés permettent de débloquer compétences et armes, bien vu. Quant à la pure partie multijoueurs, on retrouvera tous les mécanismes qui font de COD IV un grand jeu de shoot en ligne, mais avec quelques ajouts, et notamment les véhicules. D’ailleurs, les cartes seront adaptées au style de jeu, avec des cartes spécialement conçues pour être jouées avec véhicules, et d’autres sans. Bref, que ce soit en solo, en coop, ou en multi, ce Call of Duty : World at War s’annonce être vraiment bien fichu, et nous partions pourtant avec un mauvais a priori en connaissant ce que Treyarch a fait de Call of Duty par le passé (Big Red One et COD III !). Nous voilà donc définitivement rassurés, surtout après avoir pu jouer l’intense mission offerte sur le showfloor. Où l’on a retrouvé des sensations de stress et de plaisir soutenus que nous n’avions plus connus depuis Call of Duty : Modern Warfare. Oui, COD V a donc une raison d’exister, et l’on nous promet des combats urbains pour la campagne russe qui pourraient être encore plus impressionnants et haletants. Une mission encore secrète dans les rues de Berlin afficherait pas moins de 100 combattants de chaque camp s’affrontant au milieu des chars. On a évidemment hâte de voir ça !

Far Cry 2


Annoncé à l’occasion des UbiDays 2007, présenté lors de la Games Convention 2007, puis régulièrement montré par Ubisoft au fil des événements de l’année, on semble désormais tout savoir de Far Cry 2. Ce que nous a confirmé la présentation du jeu estampillée GC 08 à laquelle nous avons assisté sur Playstation 3 avant de filer sur le showfloor pour prendre en main la version PC. Nous sommes donc là davantage sur du ressenti que sur de l’info pure, et les impressions sont – vous devez vous en douter – largement positives. Visuellement, Far Cry 2 s’annonce assez fabuleux, capable d’égaler Crysis (voire reprendre le dessus) et son moteur façonné par Crytek, les studios allemands à l’origine du premier Far Cry. Tout est poli, lissé, bien animé, bien texturé, bien éclairé… Bref, réaliste.

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Seul petit bémol sur la version PC prise en main, on doit encore faire avec pas mal de chutes violentes de frame-rate nous ayant gâché quelques scènes musclées. Evidemment, on peut faire confiance à Ubisoft pour que cela soit corrigé dans la version finale du jeu, même s’il semble déjà écrit qu’il faudra avoir une machine monstrueuse sous le bureau pour pouvoir profiter comme il se doit de Far Cry 2 en version PC. Le jeu en vaudra-t-il la chandelle au final ? La traversée du désert débutera à la fin de l’année, nous avons hâte de pouvoir nous y plonger.

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