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Le Parrain 2 : enfin dans la peau du Don ?

Par Mathieu Chartier, le 26 août 2008
EA n'a pas chèrement acquis les droits d'exploitation de la trilogie du Parrain pour s'arrêter au premier épisode… Aussi mauvais eut-il été ! Sa suite, Le Parrain 2, est sur les rails et nous a été montré il y a quelques semaines. Premier coup d'œil sur un titre plus ambitieux que ce à quoi nous pouvions nous attendre, lui qui essaiera d'apporter une couche de stratégie en temps réel sur fond de guerre des gangs au concept usé du GTA-Like.

Avec quelques 5 millions de copies vendues, et plus de 50% de son chiffre d’affaires réalisé en Europe, le premier jeu tiré de la prestigieuse licence du Parrain a fait le bonheur des finances d’Electronic Arts malgré des lacunes ludiques évidentes. Avec cette suite, EA s’est donné le temps de peaufiner tous les aspects de son titre, sortant même du pur trip Action de son GTA-Like mafioso afin d'y administrer une bonne dose de gestion. Une évidence pour traiter l’œuvre de F.F. Coppola dans laquelle la stratégie de domination des marchés importe plus encore que la force de frappe. Aussi le gameplay de ce Parrain 2 réemploie directement les mécaniques de jeu du premier épisode, en y ajoutant un nouveau niveau d’appréciation – et sans doute le plus intéressant – baptisé « The Don’s View ». Il faudra donc toujours, sur le terrain, gravir les échelons en profitant de la reconnaissance gagnée via ses divers faits d’armes (extorsion de fonds aux petits commerçants contre protection, braquage de banque, pillage de bijouterie ou encore mano a mano avec les petites frappes des familles adverses), mais également penser un plan de domination de la ville à plus grande échelle. En enclenchant la vue du Don, le joueur met le jeu en pause et profite alors d’un point de vue global sur la ville, avec une représentation des divers quartiers, colorés de la couleur de la famille qui les domine, mais aussi des principaux buildings à conquérir pour étendre son emprise. S’engage alors une guerre de contrôle du territoire que l’on peut jouer à tous les niveaux. Par exemple, pour prendre un établissement stratégique (une laverie pour blanchir son argent sale, un commerce d’alcool, un QG ennemi ou encore une boîte de nuit branchée), le joueur peut imaginer plusieurs stratégies. Attendre que l’endroit en question soit désert de clients et débarquer avec quelques hommes de main enrôlés pour l’occasion pour soumettre le directeur des lieux à son autorité, sans oublier de liquider les malfrats de la famille adverse. Ou bien gérer les opérations les fesses collées au cuir de son fauteuil de général d’armée, sélectionnant minutieusement les hommes à déployer sur place pour s’occuper de l’affaire en fonction de leurs spécialités et caractères, adapter la taille de cette équipe au nombre d’ennemis présents, définir la méthode, etc.

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En enclenchant la vue du Don, le joueur met le jeu en pause et profite alors d’un point de vue global sur la ville, avec une représentation des divers quartiers, colorés de la couleur de la famille qui les domine, mais aussi des principaux buildings à conquérir pour étendre son emprise

C’est alors que toute la nouvelle dimension de type stratégie/gestion s’étoffe dans Le Parrain 2. En tant que membre de plus en plus puissant d’une famille de mafiosi en pleine expansion, le joueur devra donc désormais également gérer hommes et ressources. Chaque individu est ainsi soumis aux règles opérantes au sein de ces familles du crime organisé. Tous débutent par le bas de l’échelle, et tous doivent faire avec des attributs et spécificités propres. Au Don de mette à profit les talents de chacun afin de s’entourer des meilleurs éléments et de s’assurer de l’homogénéité de sa famille. Mieux, la guerre des gangs orchestrée par Le Parrain 2 est soumise à une IA que l’on nous présente comme extrêmement performante, ce qu’il nous est impossible de vérifier à l’heure actuelle. Toujours est-il que les familles adverses devraient se livrer elles aussi au jeu, et s’affronteront les unes et les autres en temps réel. Un conflit généralisé duquel le joueur devra donc tirer son épingle du jeu dans une mécanique nouvelle. Bien évidemment, les monopoles récupérés par le joueur au gré de ces diverses oppositions lui permettront de jouir d’avantages non négligeables une fois venu le temps de retourner sur le terrain. Détruire un business ennemi réduit d’autant les recettes de la famille mise à mal, ce qui l’empêche d’enrôler de nouveaux soldats par exemple. Mieux, soumettre une armurerie à son autorité permettra d’équiper la totalité de ses hommes d’un gilet par balle. Et ainsi de suite. Autant dire que tous les coups bas seront autorisés entre les cinq familles composant le microcosme du jeu.

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