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Après les Espagnols de Pendulo (Runaway), puis les Allemands de Deck13 (Ankh, Jack Keane), c'est au tour du studio français WizarBox de ravir les aventuriers de la souris. So Blonde, entre anachronisme et humour potache, s'impose comme l'aventure estivale par excellence...
Il fallait oser confier la réussite de son jeu à la candide Sunny. Tête en l’air et pas très futée, la belle incarne à la perfection la caricature de la blonde, cette créature aussi stupide que superficielle mais étonnamment hypnotisante. So cliché, Sunny vient de fêter ses 17 ans. Elle est complètement accro au portable et c’est parfaitement manucurée qu’elle planifie avec une drôle de passion ses séances shopping. A cet âge, quoi de plus ennuyeux qu’une croisière avec papa et maman, perdue sur un bateau loin de toute civilisation. Mais sans le savoir, Sunny va vivre l’aventure la plus incroyable de sa vie, car quand elle passe malencontreusement par-dessus bord, elle se réveille sur une île restée bloquée à l’âge d’or de la flibusterie. Du soleil, des pirates, pas de réseau GSM et aucun palace en vue. Ca commence à faire beaucoup pour Sunny, qui va devoir se sortir seule de ce pétrin. Grande aventure en perspective !

Nouvel hommage évident au cultissime Monkey Island de LucasArts, So Blonde ne se contente heureusement pas de singer ce modèle de point & click encore dans les mémoires de tous les amateurs du genre. Résolument moderne, So Blonde joue à merveille avec le potache de situation et adapte avec beaucoup d’humour un anachronisme qui fait toujours mouche sur nos zygomatiques. Plus travaillé que Jack Keane, aussi rafraîchissant que Runaway, So Blonde est sans doute l’un des héritiers les plus méritants de l’ère post-LucasArts des années 90. On ne peut d’ailleurs même pas dire que nous ne l’avions pas vu venir, car So Blonde nous aguichait ouvertement depuis quelques mois avec ses planches ravageuses. Ce dont on ne pouvait pas se douter en revanche, c’est avec quelle finesse WizarBox réussirait à donner vie au microcosme créé. On l’a dit, le personnage de Sunny porte sur ses seules épaules la cohérence de l’aventure, mais c’est la galerie de personnage toute entière qui se révèle irrésistible, à l’image du cartoon magistral dessiné par les artistes de WizarBox qui font preuve d’un sens du détail à toute épreuve.
Palette de couleurs ensoleillée, trait précis, et design général réussi : So Blonde prend vie. Une réussite complétée par la bande-son du jeu, avec des doublages français crédibles qui apportent un cachet supplémentaire à l’aventure (mention spéciale pour Sunny). Pourtant, tout le monde ne semble pas d’accord quant à la qualité de l’expérience proposée. Entre le sévère 3/10 d’un GameKult et le 8/10 enthousiaste d’un Joystick, So Blonde divise. Chez Gamepro, nous nous rangeons volontiers du côté de ceux qui aiment. On peut évidemment faire quelques reproches au jeu, mais la plupart sont inhérents au point & click comme ces allers/retours difficilement évitables, ou ces énigmes parfois tarabiscotées qui font – aussi pour certains – le charme du genre. Pour avoir fait les cent pas dans la plupart des derniers gros jeux d’aventure, on peut même dire qu’une fois le ridicule de personnages assez mal modélisés et hyper rigides assimilé, So Blonde assure l’essentiel avec des mécaniques certes extrêmement classiques mais bien implémentées, ou des dialogues parfois débiles, mais souvent croustillants. So Blonde est drôle, léger, à l’image de son héroïne. Entre drague et aventure, manucure et énigmes, Sunny s’en sort avec les honneurs. Un irrésistible petit jeu d’aventure qui n’a d’autre prétention que de nous amuser… Contrat rempli.
Il fallait oser confier la réussite de son jeu à la candide Sunny. Tête en l’air et pas très futée, la belle incarne à la perfection la caricature de la blonde, cette créature aussi stupide que superficielle mais étonnamment hypnotisante. So cliché, Sunny vient de fêter ses 17 ans. Elle est complètement accro au portable et c’est parfaitement manucurée qu’elle planifie avec une drôle de passion ses séances shopping. A cet âge, quoi de plus ennuyeux qu’une croisière avec papa et maman, perdue sur un bateau loin de toute civilisation. Mais sans le savoir, Sunny va vivre l’aventure la plus incroyable de sa vie, car quand elle passe malencontreusement par-dessus bord, elle se réveille sur une île restée bloquée à l’âge d’or de la flibusterie. Du soleil, des pirates, pas de réseau GSM et aucun palace en vue. Ca commence à faire beaucoup pour Sunny, qui va devoir se sortir seule de ce pétrin. Grande aventure en perspective !

Entre drague et aventure, manucure et énigmes, Sunny s’en sort avec les honneurs. Un irrésistible petit jeu d’aventure...
Palette de couleurs ensoleillée, trait précis, et design général réussi : So Blonde prend vie. Une réussite complétée par la bande-son du jeu, avec des doublages français crédibles qui apportent un cachet supplémentaire à l’aventure (mention spéciale pour Sunny). Pourtant, tout le monde ne semble pas d’accord quant à la qualité de l’expérience proposée. Entre le sévère 3/10 d’un GameKult et le 8/10 enthousiaste d’un Joystick, So Blonde divise. Chez Gamepro, nous nous rangeons volontiers du côté de ceux qui aiment. On peut évidemment faire quelques reproches au jeu, mais la plupart sont inhérents au point & click comme ces allers/retours difficilement évitables, ou ces énigmes parfois tarabiscotées qui font – aussi pour certains – le charme du genre. Pour avoir fait les cent pas dans la plupart des derniers gros jeux d’aventure, on peut même dire qu’une fois le ridicule de personnages assez mal modélisés et hyper rigides assimilé, So Blonde assure l’essentiel avec des mécaniques certes extrêmement classiques mais bien implémentées, ou des dialogues parfois débiles, mais souvent croustillants. So Blonde est drôle, léger, à l’image de son héroïne. Entre drague et aventure, manucure et énigmes, Sunny s’en sort avec les honneurs. Un irrésistible petit jeu d’aventure qui n’a d’autre prétention que de nous amuser… Contrat rempli.
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